Cette même direction se réfugie derrière la proposition d’une réunion avec toutes
les organisations syndicales le 21 avril, si le trafic a repris, pour
ne pas répondre aux revendications portées par les cheminots en grève.
C’est inacceptable. Jouer le pourrissement en dit long sur le sens que
donne la direction au "dialogue social". Les cheminots sont en lutte
contre le démantèlement du service public, les risques accrus pour la
sécurité des usagers et des cheminots au nom d’un libéralisme débridé.
La direction doit répondre, le gouvernement doit prendre ses responsabilités également. La casse du service public de transport
ferroviaire est une constante européenne quels que soient les
gouvernements depuis plus de 20 ans. Les exemples donnés par d’autres
pays européens ne sont pas pris en compte, les mêmes politiques,
entraîneront les mêmes résultats en France et ailleurs.
Pour alerter l’opinion publique sur les dérives libérales, une
devant l’Agence Ferroviaire Européenne pour "contrer des directives
dangereuses qui menacent la sécurité et l’emploi."manifestation
internationale s’est déroulée ce 13 avril à Lille.
Un millier de manifestants, représentant les cheminots des pays
européens (en particulier Français, Anglais, Allemands, Italiens,
Espagnols), ont rappelé l’importance d’un service public de transport ferroviaire fiable au service des usagers et non de la finance.
SUD-Rail
a pris toute sa place dans cette manifestation en lien direct avec le
mouvement de grève en cours pour sauvegarder et améliorer notre service
public.Septième jour de grève, la direction doit
négocier.